luni, 10 februarie 2014
En fait, nous avons peur d’être exaucés ?
Oui. Il y a au fond de nous une résistance sournoise. Je crois que l’orgueil le plus profond et le plus irrémédiable – celui des anges peut-être – consiste à refuser l’accueil de l’infini pour se « contenter » de ce qui est à notre portée. Un tel orgueil se pare des apparences de l’humilité : « Je n’en demande pas tant, je ne vise pas si haut ! C’est très beau, ce bonheur infini, mais c’est trop pour moi ».
Et secrètement nous pensons :
« Cela me dépasse, car cela ne vient pas de moi ».
Je soupçonne que le péché de Satan a pu être commis très correctement, très poliment, au nom de la morale en quelque sorte : « Si je peux me permettre… ». Satan nous inspire souvent cette attitude de modestie, qui est la pire des suffisances, et le refus de perdre pied. Nous espérons ne pas être dévorés, ni par le Bien, ni par le Mal. Satan nous pousse à être un homme raisonnable, qui n’est entraîné par rien – ni par la folie des ténèbres, ni par celle de l’Amour.
- Pere Marie-Dominique Molinié
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